Exercice de récupération d'homme à la mer avec une bouée SILZIG
Essai la bouée SILZIG lors d’un exercice RECOMER (avril 2022)

Prévention du risque de chute à la mer

La récupération de l’homme à la mer est la dernière étape de la démarche de prévention du risque de chute à la mer.

L’Institut Maritime de Prévention a identifiée et caractérisée cette démarche. Elle s’appuie sur 4 thématiques : EVITER la chute, FLOTTER, LOCALISER et enfin RECUPERER l’homme à la mer. Les brochures de l’IMP développe parfaitement ces 4 thématiques (cliquer sur les liens précédents pour en savoir plus).

Pour renforcer cette prévention et faire diminuer le taux de mortalité dans le secteur de la pêche, la Direction des Affaires Maritimes a fait évolué la division 226. Cette division concerne les navires de pêche de longueur égale ou supérieur à 12m et inférieur à 24m. Dans le cas présent, les paragraphes nous concernant se trouve d’article 7.

Que dit l’article 226-7.09 bis ?

Objectif :

Permettre, quelles que soient les conditions d’exploitation, de récupérer aisément et en toute sécurité une personne tombée à la mer

Exigences fonctionnelles :

2.1. Le dispositif doit être adapté à l’exploitation, et notamment prendre en compte la conception du navire ;
2.2. Le dispositif doit être de conception robuste et compatible avec le port d’un EPI contre la noyade gonflé ;
2.3. Les membres de l’équipage chargés de la mise en œuvre du dispositif doivent être familiarisés avec la procédure d’urgence afférente.

Règles :

3.1. Le dispositif doit permettre le franchissement du pavois. A cet effet, les aménagements d’ouvertures dans le pavois, s’ils sont prévus, doivent être conformes aux conditions associées à la délivrance du certificat de franc-bord fixées par le chap.2 de la présente division.
3.2. Le dispositif est constitué d’une échelle, harnais, ligne de vie ou de tout autre moyen ou combinaison de moyens et doit permettre à toute personne consciente ou inconsciente tombée à l’eau de remonter ou d’être récupérée à bord du navire en toute sécurité.
3.3. Le dispositif de récupération d’une personne tombée à la mer doit être mis à l’eau de manière sûre et déployé rapidement, en tenant compte de sa disponibilité et de son état de service, et être prêt à être utilisé immédiatement. L’emplacement du dispositif à bord du navire doit être notifié dans la procédure relative à sa mise en œuvre.
3.4. L’utilisation des apparaux de levage ou de pêche du navire aux fins de la récupération peut être acceptée, sous réserve de démonstration de sa compatibilité avec les exigences fonctionnelles et les dispositions définies ci-avant.
3.5. L’exploitant transmet pour information une copie de la procédure relative à la mise en œuvre de ce dispositif au centre de sécurité des navires compétent.
3.6. Le chef du centre de sécurité peut demander la réalisation d’un essai du dispositif installé.

Dispositions transitoires :

4.1. Les navires existants dont la date de pose de quille est antérieure au 1er septembre 2021 se conforment aux dispositions de l’article 226-7.09 bis au plus tard le 31 décembre 2022.
4.2. Les navires neufs dont la date de pose de quille est postérieure ou égale au 1er septembre 2021 se conforment aux dispositions de l’article 226-7.09 bis 6 mois au plus tard à compter de leur visite de mise en service et au plus tard le 31 décembre 2022.

Comment les armements de pêche peuvent se conformer à cette évolution ?

Les armements de pêche, comme tous les professionnels de la mer d’ailleurs, doivent axer leur réflexion autour de plusieurs axes :

Axe 1 : Avoir une procédure d’urgence claire pour l’utilisation du matériel

C’est un des enjeux clairement du programme RECOMER que d’accompagner les armateurs dans la rédaction de cette procédure. Le site RECOMER, dans la page dédié au procédure de récupération, est là pour épauler l’armateur dans la rédaction de la procédure qui servira à former l’équipage et qu’il faudra présenter aux inspecteurs des Centres de Sécurité des Navires.

Cette procédure doit indiquer les instructions que chaque marin doit suivre en cas d’accident :

  • Placement
  • Tâches à accomplir
  • Matériel à mettre en œuvre
  • Information à transmettre

La procédure doit prendre en compte plusieurs scénarios d’accidents (navire en pêche ? victime consciente ? état de la mer ?)

La procédure doit être affichée au bon endroit

Axe 2 : Avoir du matériel adapté pour récupérer l’homme à la mer

Le matériel se doit d’être cohérent par rapport à la taille et au type du navire. Il existe plusieurs types de matériel :

2-1 La matériel de sécurisation

Objectif : offrir à une ou plusieurs victimes conscientes, un abri dans l’attente des secours la victime doit être consciente.

Type de matériels : radeaux de sauvetage individuels ou collectifs, module de récupération JONBUOY, bouée de sauvetage en complément de la drome de sauvetage,

2-2 Le matériel de liaison

Objectifs : établir et maintenir un lien entre le navire et une victime consciente et, le cas échéant, la remonter à bord. La victime doit être consciente

Type de matériels : Lignes de jet combinées avec une bouée (rigide ou souple)

2-3 Le matériel de repêchage ou de remontée (selon l’état de la personne)

Objectifs : saisir l’homme à la mer et le hisser à bord du navire (pour la victime inconsciente) ou permettre à une victime consciente de remonter seule à bord du navire (ou à l’inverse, à un membre d’équipage d’accéder à l’homme à la mer)

Type de matériels : gaffes de récupération, filet de récupération, échelle pilote, etc..

Axe 3 : former et entrainer son équipage

Enseigner et répéter, et donner du sens, c’est l’enjeu! Chaque armateur à l’opportunité de profiter du programme RECOMER. En effet, l’équipe RECOMER effectue 25 sessions d’exercice de récupération d’homme à la mer sur 2022. Consulter la page du site RECOMER pour obtenir les dates et entendre le retour des marins.

Ouest Sécurité Marine vous accompagne

Ouest Sécurité Marine peut vous proposer du matériel éprouvé et vous aider dans votre choix. Alors n’hésitez pas à prendre rendez-vous par mail info@ouestsecuritemarine.com ou par téléphone 02.40.82.40.40.

Merci pour votre attention

Paul ASQUIER, directeur général Ouest Sécurité Marine